Our professional aikido video
(in french)
DERNIERES NOUVELLES

Nos Dojos

Les École dirigées par
Eric Plamondon sensei

Centre-ville / Atwater

Terrebonne / Mascouche

Rosemont /Plateau Mont-Royal

Laval Duvernay

Les écoles de ses élèves

Beloeil
St-Basile le Grand


Dojos associés

Hochelaga - Maisonneuve

Montreal-Nord

Alain Peyrache Shihan

Un maître d'aïkido au parcours exceptionnel : plus de 50 ans d'expérience

Une fidélité sans faille à l'aïkido traditionnel : " un maître, un dojo "

Un des plus grands maîtres d'aïkido, mondialement reconnu pour sa compétence, celui qui entre tous incarne l'esprit traditionnel de l'aïkido (…)

Son École EPA / ISTA ou Dojoista
www.ALAINPEYRACHE.eu
www.DOJOISTA.com

Né en 1950, Alain Peyrache aime raconter - non sans humour - que sa première rencontre avec l'aïkido fût le fruit d'une erreur : il croyait ce jour-là assister à un cours de judo.

Mais un tel hasard ne saurait expliquer une fidélité de plus de 45 ans à cette discipline martiale !

Alain Peyrache débute l'aïkido à l'âge de 14 ans au sein du groupe Ueshiba dirigé par André Nocquet, qu'il abandonnera rapidement, se rendant compte d'un manque de compétence. Il s'entraîna également quelques temps avec le groupe Mochizuki. Le président de la structure fédérale de judo ayant pour ambition de faire carrière, il fût bienvenu que le groupe Mochizuki rejoigne le judo en 1964. Auparavant, la FFJDA avait d'ailleurs absorbé le groupe Nocquet, formant ainsi le groupe Ueshiba après le retour de Me Abe au Japon.

Alain Peyrache eu donc l'occasion d'assister - à cette époque comme par la suite - à différents rebondissements qui ont marqué l'histoire de l'aïkido en France, certains comportements étant parfois très surprenants...

Citons pour mémoire le départ d'Alain Floquet de l'école Mochizuki, se retrouvant du jour au lendemain propulsé de 4 ème à 6 ème dan dans une nouvelle discipline qu'il venait d'inventer : l'aïkibudo.

Ce scandale interrogea plus d'un pratiquant : «  était-il possible de fonctionner ainsi et d'être crédible ?  ».

En 1967, à la suite d'une blessure de son professeur, Alain Peyrache se retrouve responsable du dojo et doit se former par ses propres moyens alors qu'il n'a que 17 ans. Tout autant passionné par l'aïkido que soucieux de la qualité de sa formation, il se dirige vers l'enseignement des plus grands experts japonais , élèves de Maître Morihei Ueshiba , fondateur de l'aïkido, à l'époque où ils n'étaient qu'une dizaine sur les tatamis.

Il fréquente Me Nakazono , Me Noro , Me Tada, Me Asaï, Me Ichimura, Me Chiba, etc … mais c'est plus particulièrement la rencontre avec Maître Tamura - dont il sera l'élève pendant près de 30 ans - qui déterminera sa recherche dans la voie de l'aïkido et ce que l'on peut aujourd'hui appeler une authentique vocation.

Aux côtés de ces maîtres, il a acquis cette technique impeccable , sobre et épurée, qui le caractérise.

Chaque fin de semaine, Alain Peyrache sillonne les routes pour travailler avec tous les élèves du fondateur de passage en France et en Europe. Parallèlement, il étudie la Médecine Traditionnelle Chinoise et engage des recherches philosophiques . Par ailleurs, il crée en 1970 son propre dojo.

Au début des années 70, Alain Peyrache entre au comité directeur de l'ACFA dont le président est Guy Bonnefond et où se retrouvent des grands noms de l'aïkido français : Pierre Chassang, Paul Müller, Gérard Gras, Gérard Blaise… L'ACFA disparaît en 1972, remplacée par l'UNA, une nouvelle structure destinée à la réunification de l'aïkido français sous la pression de la fédération de judo et du ministère de la jeunesse et des sports.

Alain Peyrache forme un grand nombre de professeurs et dirigeants français actuels , dans un premier temps à l'école des cadres du Lyonnais, puis en Bourgogne pendant de nombreuses années. C'est ainsi qu'il fait la connaissance - entre autre - de Kader Bentata, Marc Coudurier-Curveur, François Collinot… Plus tard arriveront Nicole et André Gonze, impliqués dans la fédération européenne d'aïkido. Une grande partie des élèves d'Alain Peyrache entre au comité directeur de l'UNA . La Bourgogne connaît un essor important, devenant l'une des régions les plus dynamiques, celle qui allait bientôt organiser le premier stage lors de la création de la FFLAB.

En 1982, à la suite de désaccords avec la fédération de judo, Alain Peyrache se dépense sans compter comme responsable technique national pour mettre en place la FFLAB , usant de sa profonde connaissance de l'ensemble des rouages fédéraux qu'il veut mettre à profit pour permettre le développement de l'esprit véritable de la pratique. Malgré l'insistance de Maître Tamura, il refuse la présidence de la commission nationale des grades, restant d'une fidélité sans faille à l'esprit du dojo traditionnel .

Lorsque l'éthique de la discipline est menacée au début des années 80 , certains comme Alain Peyrache suivent leur professeur Maître Tamura . D'autres restèrent par manque de courage sous la tutelle du judo en se regroupant au sein de la FFAAA, s'attribuant ainsi des postes vides qu'ils n'auraient jamais pu occuper autrement. La situation demeure de nos jours conflictuelle entre ces deux groupes, la position de certains membres restant difficile à accepter de la part de pratiquants d'un art martial sensé développer la capacité de jugement.

Cette séparation explique la situation actuelle - 30 ans plus tard - de deux fédérations qui n'ont jamais pu s'entendre malgré les pressions récurrentes du ministère des sports.

Avec Maître Tamura et au sein de la fédération FFLAB puis FFAB ayant entre temps perdu son « L » de « libre », Alain Peyrache occupe pendant plusieurs années les postes de délégué technique national, de membre de la commission des grades, du comité directeur, de la commission d'enseignement, jury des diplômes d'Etat…

Aucune raison pour qu'il quitte ce milieu fédéral où il est un des personnages les plus importants.

Pourtant, intègre et lassé des fédérations qui gèrent l'aïkido comme un sport, il démissionne de ses fonctions.

Les opportunistes florissant avec le succès, les aïkidokas s'engageant souvent sur les pentes les plus faciles, les politiciens prenant davantage de pouvoir que les pratiquants, les fédérations faisant inéluctablement l'inverse de ce qu'elles prétendaient faire initialement, Alain Peyrache constate que ses efforts pour un aïkido traditionnel ont été gaspillés. Il continuera dès lors à enseigner un aïkido sans compromis au sein de ses propres dojos.

Dans son entourage, nombreux sont ceux - tout aussi mécontents - qui n'ont pas le courage de démissionner et continueront à cautionner ce système inadapté pour l'aïkido tout en le critiquant, sans influer en quoi que ce soit leur destinée mais en ayant préservé, tel un but ultime, leurs postes !

Certains membres du comité directeur conseillent à Alain Peyrache de créer une pyramide au sein de la FFAB, c'est-à-dire un groupe ayant un peu plus d'autonomie mais au final tout autant soumis aux engagements de la fédération, ce qui ne présentait évidemment aucun intérêt pour la discipline.

Par la suite, Me Tamura fût très rapidement trahit par certains de ses proches qui au lieu de défendre ses intérêts l'ont joyeusement sacrifié à leur destinée fédérale nationale. Devant le peu de gens compétents pour reprendre le flambeau, certains évoquèrent un retour d'Alain Peyrache pour diriger la manœuvre... Me Tamura, très lucide, leur répondit : «  vous ne l'achèterez pas avec des grades ni des postes, il fera ce que bon lui semble...  ».

Plus tard, certains membres du comité directeur feront référence à cet authentique choix d'homme, une dizaine d'années après le départ d'Alain Peyrache, en déclarant : «  Peyrache avait raison... il nous avait prévenu...  ».

Pour Peyrache, il n'y avait aucun espoir de voir un jour la FFAB revenir à l'enseignement traditionnel de l'aïkido car la structure est aussi importante que ce que l'on y fait. Malgré la bonne volonté des personnes qui ont participé au développement de ces structures en ayant au départ le désir de bien faire, le fonctionnement fédéral les a peu à peu déviés de l'essence de l'aïkido et au final contraints à réaliser l'inverse de leur objectif.

En effet, un fonctionnement adapté à un art martial traditionnel - au sein d'un dojo - contribue à produire un aïkido traditionnel, alors qu'un fonctionnement sportif - assujetti à une fédération - dénature l'aïkido en sport.

Monsieur Lapalisse n'aurait sans doute pas trouvé meilleur exemple concernant l'aïkido…

 

Alors après plusieurs années de réflexions et avec le recul nécessaire , Alain Peyrache crée au début des années 90 ce qui n'existe pas encore en Europe : E.P.A. - I.S.T.A. , une structure fonctionnant comme un dojo mondial qui respecte une conception traditionnelle de la discipline  : «  un maître, un dojo  ».

 

En effet, fort de sa grande expérience de l'aïkido et des dérives fédérales, Alain Peyrache savait pertinemment que créer une structure similaire avec d'autres personnes à sa tête - comme le suggéraient de manière pressante certains de ses élèves - n'était pas une solution, quelle que soit d'ailleurs ces dirigeants, puisque le fonctionnement aurait été identique. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les problèmes rencontrés par la FFAB seraient très rapidement réapparues. Il fallait donc créer autre chose, adapté à la pratique de l'aïkido.

Cette réflexion lui prit quatre ans, période pendant laquelle il resta simple professeur de dojo.

 

Profond connaisseur de la tradition orientale , Maître Peyrache s'investit de toute sa personne dans ce qui fait l'essence de la pratique, ne perdant pas son temps à distribuer des gratifications inutiles à ses élèves. Sans jamais user de jargons incompréhensibles, il met à leur portée une technique d'une extrême pureté, avec simplicité et efficacité. Reconnu mondialement , il est sollicité pour sa compétence dans toute la France et dans de nombreux pays : Belgique, Canada, Espagne, Pays-Bas, Italie, Israël, La Réunion, etc…

Ceux qui connaissent Alain Peyrache savent que l'un de ses soucis majeurs consiste à lier en permanence théorie et pratique : «  l'aïkido ne peut être compris réellement que si l'on se familiarise avec le contexte culturel dans lequel il s'est développé  : la tradition et la philosophie orientales  ».

Alain Peyrache s'appuie sur une connaissance approfondie de la pédagogie , s on enseignement est d'une qualité rare, chaque cours est structuré, développe une idée, est axé sur une progression. Si l'étude technique est précise et rigoureuse pour ne pas dénaturer l'aspect martial de l'aïkido, il s'attache aussi, et avant tout, à mettre en évidence les principes de base qui sous-tendent ces techniques.

Pour Maître Peyrache , un enseignement digne de ce nom ne doit pas s'arrêter à la question des moyens , mais poser clairement celle de l'objectif, la voie : DO, les finalités.

Parmi celles-ci, citons la préservation et l'amélioration de la santé, se dégager du modèle de l'enseignant en adaptant la technique à sa morphologie, à son tempérament…

Un sens critique aigu et la sincérité de sa recherche ont ainsi permis à Alain Peyrache d'éviter les principaux écueils qui ont hélas parfois dénaturé l'enseignement des arts martiaux : déviation sportive/musculaire, commerciale, mystique/sectaire. Tout le long de son parcours exceptionnel, son intransigeance dans ce domaine ne lui a pas toujours valu, on s'en doute, que des amis, mais a contribué à le faire reconnaître comme l'un des plus grands maîtres d'aïkido.

Il est l'auteur d'un ouvrage de référence : Traité didactique d'aïkido traditionnel

Il dirige la collection : Les guides du pratiquant d'aïkido

Il est le fondateur de  E.P.A. - I.S.T.A.

 

Suivre ce maître authentique dans son exigence et sa rigueur est une voie difficile et d'une richesse incomparable. Loin de ceux qui ont perdu les repères fondamentaux de l'aïkido, lorsqu'ils les ont eus, s'investissant de toute sa personne dans ce qui fait l'essence de la pratique, d'une générosité sans égale, il transmet sans compter son expérience et son savoir à ceux qui l'ont choisi comme maître .

Alain Peyrache est un maître d'aïkido recherché pour sa compétence avérée , celui qui entre tous incarne l'esprit traditionnel de l'aïkido : « un maître, un dojo » .

En 2010, Maître Tamura demanda d'ailleurs à le voir quelques mois avant de mourir...

Maître Peyrache suit, sans en dévier, la voie du fondateur de l'aïkido.

 

 

 

 

Liens vers son enseignement
Videos

Interviews

Jeu Quizz aikido